Session parlementaire lundi : porte ouverte à la démission du gouvernement ?

Session parlementaire lundi : porte ouverte à la démission du gouvernement ?Sahara Medias – La session parlementaire de l’unique chambre parlementaire, l’assemblée nationale, convoquée lundi, revêt un caractère particulier, car au vu des résultats du dialogue politique de 2012, elle ouvre la porte à la démission du gouvernement de Yahya O. Hademine. 

L’entrée en vigueur des nouvelles réformes politiques issues de ce dialogue, a été consacrée par la suppression du sénat, lors d’un récent referendum.

Les nouvelles réformes accordent désormais davantage de prérogatives au premier ministre qui « dirige désormais et coordonne l’action du gouvernement ». 

La démission du gouvernement

Des informations obtenues par Sahara Media révèlent que l’entrée en vigueur des nouvelles réformes politiques issues du dialogue de 2012, imposent la démission du gouvernement actuel, et la nomination d’un nouveau premier ministre ou la reconduction de l’ancien premier ministre.

Une démission qui doit intervenir avant l’ouverture de la session parlementaire ou au cours de sa plénière afin que le premier ministre désigné puisse présenter le programme de son gouvernement au cours de la session.

Les députés doivent examiner ce programme et éventuellement l’approuver, alors que dans le cas contraire, il sera considéré une motion de censure à l’endroit du gouvernement.

Le gouvernement et le parlement

Les résultats de ce dialogue politique organisé en 2012 et boycotté par l’opposition dite radicale alors que d’autres partis se déclarant de l’opposition y ont participé, comme par exemple Al Wiam, l’APP et Sawab, portent sur certains points importants : l’unité nationale, la cohésion sociale, le renforcement de la démocratie, la réforme de la justice, les lois électorales, l’alternance pacifique, le rôle de l’armée, la bonne gouvernance et la neutralité et le professionnalisme de l’administration.

Les résultats du dialogue politique ont porté sur des réformes constitutionnelles approuvées par le gouvernement qui précisent dans certains de ses articles que « le gouvernement est responsable devant le parlement.

Le premier ministre présente son programme devant l’assemblée nationale, au plus tard un mois après sa nomination par le président de la république.

Après discussions de ce programme, il est soumis au vote des députés, et s’il n’obtient pas la majorité, ce serait alors un désaveu et le premier ministre récusé. » 

Les réformes constitutionnelles ajoutent que « le premier ministre détermine, sous l’autorité du président de la république la politique du gouvernement et répartit les missions entre les ministres.

C’est lui qui dirige et coordonne l’action du gouvernement.COPY RIGHT SAHARA MEDIA VIA CRIDEM