10-02-2017 16:33 – La lourdeur qui entraîne vers l’impasse

La lourdeur qui entraîne vers l’impasseL’Authentique – Une atmosphère lourde de confusion générale règne sur le pays. Aujourd’hui, nombre de mauritaniens s’interrogent sur le manque de réaction du président Aziz et de son gouvernement face au marché de la consommation.

Une telle attitude n’est pas de nature à contribuer au règlement des problèmes de survie auxquels font face les mauritaniens. En dehors même de la crise politique et des actualités du dialogue, c’est de cela qu’il s’agit.

Pour faire face à la flambée des prix des produits de consommation, qui ne relève plus maintenant d’une psychose mais d’une réalité bien là, il faut plus que le discours prononcé par le Premier ministre il y a quelques semaines devant les Parlementaires. Il faut aussi plus de présence et de poigne du président de la République dont le pouvoir ne semble plus peser devant les commerçants.

En attendant, les commerçants se font la belle en décidant des prix des produits de consommation, à leur guise : de décembre dernier à février 2017, le prix du riz est passé de 220 UM à 230 UM puis 260 UM alors que le sucre se vend désormais au kilogramme à 320 UM au lieu de 280 UM. Le thé, le lait, l’huile végétale ont vu leur prix majoré d’un moins 50 UM à l’unité de mesure.

En fait, tous les produits de consommation, importés de l’étranger, notamment d’Europe, des Amériques et d’Asie sont concernés par la surenchère du marché. Il est vrai que ce sont les commerçants, maîtres des lieux, qui gèrent ce marché.

En fait aujourd’hui, rien ne semble marcher comme prévu dans le domaine social comme dans celui du politique. Le rythme lent de la mise en œuvre des clauses du dernier dialogue dit inclusif laisse présager que le referendum qui a été décidé, risque de n’être que chimère. Ce n’est pas parce que le gouvernement ne le veut pas mais parce qu’il ne le peut. Faute de moyens financiers mais surtout de crédibilité.

Il faut dire que les prix actuels du marché ont dépassé, de loin, ceux d’il y a deux mois. Et personne -surtout au niveau de la majorité présidentielle- ne dit le moindre mot.

En fait, si l’intérêt des populations passe avant toutes considérations politiques, l’on ne comprend pas alors que les élus de la majorité ne joignent pas leurs cris de protestations à ceux de l’opposition pour demander que des mesures soient prises rapidement pour éviter l’irréparable.

D’autant plus que les prix, quand ils flambent, ne font pas de différence entre partisans de la majorité et militants de l’opposition. Ils prennent à la gorge tous ceux dont le pouvoir d’achat est limité et que la situation de crise économique quasi endémique range dans le même panier.

Même ceux qui pouvaient compter sur les privilèges que confèrent leur proximité avec le pouvoir sont déçus par la tournure des événements : la soit disant bataille de gestion que le gouvernement, par l’entremise du décrié ministre des Finances mène a asséché les  » sources «  de l’argent facile, l’argent sale, qui permettait aux hauts responsables de l’Etat d’entretenir leurs cours et de pouvoir ainsi les fidéliser.

Au niveau même de ces responsables, l’inquiétude est perceptible, parce qu’ils sont obligés de revoir à la baisse des dépenses en consommation courante naguère prises en charges par l’argent gagné en commissions et autres prébendes aujourd’hui disparues.

MOMS